PP 1002 O 1 Histoire de la mission en Suisse romande , 1818-1987 (Sous-fonds)

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Zone d'identification

Cote:PP 1002 O 1
Intitulé:Histoire de la mission en Suisse romande 
Dates:1818-1987
Dates pour la recherche:1818 - 1987
Niveau:Sous-fonds
Importance matérielle:2 boîtes

Zone du contenu et de la structure

Contenu:La mission en Suisse romande a débuté très tôt, Ernest Creux et Paul Berthoud furent les pionniers de la Mission romande en Afrique du Sud. Et pourtant la ferveur missionnaire remonte à des périodes bien plus anciennes. Déjà en 1819, le Magasin évangélique publié à Genève donne des informations sur les différentes missions dans le monde. En 1820, Félix Neff, prédicateur revivaliste de Genève, est invité à Lausanne afin d'y travailler à former une société des missions, sans succès. Une année plus tard, un ouvrage, Exposé de l'état actuel des missions évangéliques chez les peuples infidèles, est publié à Genève. Rodolphe Chatelanat et Samuel Brousson convoquent une assemblée de pasteurs et de laïques dans le but de poser les bases d'une société des missions la même année. Ainsi voit le jour la société connue sous le nom de Société vaudoise évangélique des missions, l'ancêtre du DM-échange et mission. La société est pourtant dissoute par ordre du landamman Auguste Pidou et le Conseil d'Etat pour des raisons de collectes de fonds de cette société. C'est en 1826, que la Société des missions évangéliques de Lausanne est constituée. Elle sera dissoute en 1857. La Société des missions a une histoire qui se compose en trois phases:
- La première entre 1826-1836: formation des missionnaires à l'institut de Lausanne
- La deuxième entre 1834-1847: tentative infructueuse de mission parmi les Sioux de l'Amérique du Nord
- La dernière entre 1847-1857: répartition des dons entre les différentes missions et soutiens aux Vaudois qui se destinent à être missionnaires dans ces diverses sociétés missionnaires.
La nouvelle société chercha à se positionner face aux plus grandes missions tout en gardant son autonomie. Ainsi une collaboration avec la Mission de Paris qui accueillit les trois premiers missionnaires se développa. En revanche, la Mission de Bâle n'acceptant que des missionnaires de l'Eglise nationale et non des Eglises libres, la société émet certaines réticences. Ce n'est qu'en 1871 que l'Eglise nationale, en tant qu'auxiliaire de la Mission de Bâle envoya ses premiers missionnaires vaudois. En revanche, c'est en 1844 que dans les Eglises libre la réflexion fut faite, notamment par Henri Berthoud, sur la direction de la mission par l'Eglise. Mais, il était reconnu que le seul obstacle qui empêchait cette dernière de prendre une responsabilité directe dans cette oeuvre, c'était la soumission à l'état. Une raison pour laquelle, en 1847, l'Eglise libre fut constituée et prit en charge la mission au travers la Commission d'évangélisation. Avec son importance croissante, la Commission s'occuperait désormais plus activement de l'oeuvre en sollicitant des dons, en entretenant des relations avec les Sociétés des missions, en correspondant avec les missionnaires de l'Eglise libre vaudoise et en soutenant les jeunes qui souhaitaient embrasser la carrière de missionnaire.
Dans le même temps, plusieurs jeunes finissaient leur formation à l'Institut des Missions de Paris, à la Faculté libre de Lausanne ou à l'école de théologie de l'Oratoire de Genève. Il y avait entre autres: Adolphe Mabille qui se destina au Lesotho et Auguste Glardon qui partit pour l'Inde avec la Mission de l'Eglise presbytérienne unie d'Ecosse (deux personnages dont des écrits sont présents dans le fonds.).
Dans le Comité des missions de Lausanne, il y avait un ministre nommé Benjamin Creux, frère d'Etienne Creux et oncle d'Ernest Creux, ce dernier partit en Afrique du Sud. En 1869, lors du Synode de l'Eglise libre, Ernest Creux et Paul Berthoud, fils de Henry Berthoud pasteur nommé précédemment, firent la lecture d'une lettre dans laquelle ils se mettaient à disposition de l'église pour devenir missionnaire, demande qui fut agréée. Il furent envoyé, après la décision du Synode de 1870, au Lessouto (Lesotho). Dès 1871, ils sont mis au service de la mission du Lessouto et défrayés par l'Eglise libre vaudoise. La Mission vaudoise fut ainsi créée, mais encore sous la coupe de la Mission de Paris, qui accueillit les deux jeunes missionnaires. La Mission vaudoise se détacha entièrement de la Mission de Paris en 1874, ainsi Berthoud et Creux allèrent plus au nord de l'Afrique du Sud pour fonder la station de Valdézia dans le Transvaal. Plusieurs stations s'ajoutent par la suite: Elim et Barcelona (1882), Shiluvane (1886). C'est en 1883, que la Mission vaudoise s'unit avec les autres Eglises libres de la Suisse romande est devient ainsi la Mission des Eglises libres de la Suisse romande. Ceci se passa en raison de l'impossibilité pour la Mission de Paris d'agrandir son champ de mission au Transvaal, aux tribus venda et tsonga, buts de Paul Berthoud et Ernest Creux. Etant donné que la tribu thonga ne se limitait pas aux frontières administratives du Transvaal, il était venu à l'évidence que la Mission romande devait s'orienter vers le territoire thonga et y fonder la Mission suisse au Mozambique. Ainsi les premières explorations par Paul Berthoud du littoral mozambicain par la Mission vaudoise remonte à 1887. La première station sur sol mozambicain fut Rikatla en 1887. Puis vint la station de Lourençon-Marques (Maputo), créée en 1890 et comprenant une chapelle. A cette même période, l'équipe missionnaire fut renforcée par Auguste Jacques, Henri Mingard, Alexis Thomas, Eugène Thomas, Henry Berthoud, le couple Henri A. Junod, Clara Jacot, Arthur Grandjean, Georges Liengme, Abel de Meuron, Paul Rosset, Honoré Schlaefli, aidé de plusieurs évangélistes indigènes, à savoir Samuel Malale, Calvin Mapopé (écrit parfois Maphophe) et Jonas Mapopé, son demi-frère.
En 1896, la Mission des Eglises libres de la Suisse romande devient la Mission romande.

Commentaire écrit d'après l'ouvrage La Mission romande d'Arthur Grandjean, ancien Secrétaire général de la Mission romande et ancien missionnaire au Transvaal, publié en 1917 à Lausanne.

Voir en complément: PP 1002 I/B 300-365 (bibliothèque).

Zone des conditions d'accès et d'utilisation

Conditions d'accès:Libre.
Langue et écriture:Allemand; Anglais; Français
 

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